Louis Berthommé Saint André ou peindre le Bonheur


Louis Berthommé Saint-André

" Un réseau de parentés me paraît relier Berthommé Saint-André à la grande tradition picturale de notre pays : l'Ecole de Fontainebleau, Jean Goujon, Manet, Rodin et Renoir, à travers cet hommage constant rendu à la féminité, une féminité éclatante, décente et légèrement provocante." Michel Droit.

Né dans l'Oise, où son père tenait un commerce de vin et d'épicerie, Louis Berthommé Saint-André passa son enfance à Saintes et fit ses études à Recouvrance.

Il tomba amoureux d'Étaules en même temps que d'une jeune fille de ce village de la Seudre, Jeanne Thomas Aubrière, une élève de l'école des Beaux-arts qui deviendra sa femme, il entre comme élève architecte chez Georges Naud, responsable des monuments historiques de la Charente Inférieure (devenue Charente-Maritime) puis, en 1921, il est l'élève de Fernand Cormon et de Jean-Paul Laurens à l'École des beaux-arts de Paris.

Il est lauréat du Prix Abd-el-Tif en 1925. Ami de Jean Launois, outre ses portraits reconnus, il peint Alger et la Kasbah. Ses études de femmes rappellent celles d'Eugène Delacroix, mais si son inspiration lumineuse est due au soleil algérien, sa touche est plus cézannienne que purement orientaliste. Il repart d'Algérie en 1928, pour y revenir en 1931.

Un amoureux des femmes

Louis Berthommé Saint-André « aimait les femmes ; il les connaissait bien et elles étaient, pour lui, source d'inspiration. Ses modèles préférées le suivaient jusque sur son lieu de vacances. »

« Peindre un paysage, un bouquet, une femme fut toujours, pour Berthommé Saint-André, une façon de remercier le Créateur », écrivit le journaliste Michel Droit dans l'ouvrage référence qu'il consacra à cet artiste en 1981.

Auteur de nombreuses illustrations et affiches, il peint notamment, outre ses toiles algériennes, des paysages de Haute-Provence, et d'Île-de-France.

Il est considéré comme le plus moderniste des peintres Abd-el-Tif de sa génération. Il a dessiné des illustrations érotiques pour des œuvres de Verlaine, Apolinaire, Baudelaire, Diderot, Voltaire, Musset, Jean-Louis Miege etc.

Durant la guerre, comme André Hambourg, il entre dans la Résistance, et collabore à " Vaincre ".

Il voyage en Afrique subsaharienne en 1970, au Sénégal comme coopérant artistique.

Etudes et parloir du Lycée Charlemagne, Paris, orné d'une importante fresque de L. Berthommé Saint André.

Le 1er octobre 1977 il meurt subitement à son domicile parisien.

Le 5 octobre a lieu le vernissage de son exposition à la Galerie Dimpoulos en présence de tous ses amis, dont Michel Droit, lequel se souviendra :

« C’était le premier de ses vernissages à se dérouler sans lui et sans fête. (…) Pas de testament, car ce n’était pas son genre que de vouloir délivrer un message. Mais plutôt un sourire attendri, complice, pour nous dire et nous rappeler, sans un mot inutile, de ne surtout rien manquer, ni de ce soleil, ni de ces formes, ni de ces couleurs auxquelles il s’était donné tout entier, corps et âme peut-être, afin de nous laisser comprendre qu’il n’avait plus « le temps d’attendre ».

Oui, surtout ne rien manquer de tout cela, aussi longtemps que Dieu voudrait bien nous le prodiguer.

Car peindre un paysage, un bouquet, une femme furent toujours, pour Berthommé Saint-André, une façon de remercier le Créateur » Michel Droit, de l’Académie Française,

in DROIT, Michel. Berthommé-Saint-André. Éditions de la revue moderne, 1981.

Les villes de Taverny (95) et Etaules (17) ont chacune nommé une rue hommage à Berthommé Saint André.

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le 31 janvier 2016 à Chaville en cliquant sur l'image ci-dessous :

10 oeuvres de Berthommé Saint André aux enchères

Louis Berthommé Saint André avec son épouse, Jeannette.

Expositions :

1922 : Alger, Villa Abd-el-Tif;

1927 : Alger, expositions des artistes algériens et orientalistes ;

1928 : Paris, galerie Armand Drouand ;

1950 : Oran, galerie Colinne ;

1952 : Poitiers, musée des beaux-arts ;

1992 : Versailles, exposition du Cercle algérianiste ;

1952 : Paris, lycée Charlemagne, fresque représentant Notre-Dame et les quais de Seine ;

Musée national des beaux-arts d'Alger ;

Musée d'Angoulême, collection Sorensen.

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